mardi 23 mars 2010





Aujourd`hui nous sommes partis en debut d apres midi en direction des Ruines de Pachacamac, dans la periphèrie de Lima...avec un bondie qui nous a laissè a la Panamericaine, d ou nous avons pris un autre micro. Cest au milieu dune zone desertique de sable que nous nous sommes approchè du site Inca de Pachacamac...ou nous nous sommes retrouvès nez a nez avec les portes fermèes !
Mais Alfredo de la pension mavait parlè de Mamacona non loin de la, d ou nous pourrions observè des cavaliers et eleveurs de chevaux sur la plage.. Hors pas de ruines mais pas non plus de chevaux! Une fois sur la plage nous avons decidè de nous arreter un peu pour contempler les immenses rouleaux formè par un ocean tres agitè...Au loin un horizon bleu et limmensitè du pacifique,le son puissant des vagues a ravir les surfers...des centaines d oiseaux de toute sorte survolant la cote, une formation rocheuse au loin...et cerise sur le gateau ou plutot Frutilla en el postre ! un balet elegant de DAUPHINS !! Vous saviez, vous qu il y avait des dauphins au Perou !! cest les premiers que j observai en milieu naturel, le spectacle valait vraiment le detour, tout etait reunis pour nous reconforter de l echec cuisant de notre sortie...si on veut bien oublier les kilos de dechets deversès sur la plage...papiers,plastiques, verre! La pollution est un reel probleme ici...et letat de certains endroits est plutot inquietant pour lavenir... A Cuzco, alors que nous nous promenions dans les hauts quartiers de la ville...je disais a Charly etre rejouie par la propretè du Perou en comparaison avec ce que nous avions pu voir en Bolivie, or , ironie du sort, au meme moment ou je lui faisai part de mon constat notre regard sest rivè vers le sol, et vous me croirez ou non...nous nous trouvions dans une veritable decharge!!!
Il faut dire que dans les villes comme ailleurs, les conteners ou les poubelles manquent terriblement...et il n est pas rare de voyager dans un bus et de voir un passager terminer une bouteille et la jetter par la fenetre...Triste constat. Le gouvernement a visiblement d autres prioritès que leducation pour la protection de notre planete.
A notre retour sur la panamericaine, nous avons longè la Villa El Salvador, par la panamericaine. A entendre par Villa, favelas ou quartiers defavorisès. Les quartiers les plus pauvres de Lima se trouvent la, perchès sur les colines, oubliès de la capitale... Depuis trois ans, le maire de Lima : Luis Castaneda a mis en place un programme de construction descaliers pour faciliter la circulation dans ces quartiers haut perchès...ca peut paraitre difficile pour nous dimaginer limportance de cette reforme, mais ces escaliers semblent avoir changè la vie des populations qui sentassent sur le Cerro ou rentrer chez soi relevait quasiment dune performance dalpinisme ...au milieu des ces quartiers de maisons colorès, serpentent maintenant des dizaines descaliers au marches jaunes taxi.




Je lisai aujourdhui que dans un article de Perou21 que dans ce quartier un personnage nommè Marcos Hernandez aussi appelè El acrobata de los cerros avait trouvè dans ces escaliers une raison de vivre. Marcos est agè de 42 ans, et a commencè a descendre les escaliers qui menent a la Panamericana sur les mains..jusqua ce que les escaliers solidaires de la municipalitès commencent a apparaitre dans le Cerro. Marcos espere ainsi amener un peu de gaitè a son quartier et faire en sorte que les jeunes preferent le chemin du sport plutot que celui de la drogue et des Pandillas (gangs). C est une petite touche de couleur au milieu d une realitè bien sombre.

Si le gouvernement nappuie pas les sujets tels que lecologie, en revanche nombreuses sont les affiches de prevention de drogue...ou le sport est proposè comme une alternative pour la jeunesse argentine bolivienne peruvienne. La campagne de prevention semble presente dans les trois pays que nous avons traversè...Ici les pratiques sont differentes, cest la marijuana, la cocaine, en pasta et le Terokal ces dernieres etant consommèes en majoritè par les plus pauvres et pour l Argentine le Paco, est un veritable phenomene de sociètè. Le Perou est le premier cultivateur de Coca du continent. Fumèes ou inhalèes ces drogues sont terriblement nocives...
Par contre l Heroine netant pas un produit local, ou facile a trouver, l injection nest pas dans les moeurs du continent comme elle peut letre en Europe. Mais ici les drogues touchent des enfants en très bas age. A Lima, des familles entieres se sont crèes dans la rues et vivent dans une extreme precaritè depuis des generations. A Cuzco, je suis allèe a la rencontre d educateurs qui travaillent dans des internats destinès aux enfants de la rue. Au moment de ma visite linternat etait vide car ces enfants ou adolescents travaillent, la journèe, seules les soirèes peuvent etre destinèes a des ateliers educatifs de sensibilisation au sujet de l hyigiene, des drogues ou de lalphabetisation et aux risques liès au monde de la rue...On retrouve beaucoup ces enfants en centre ville, certains vendent de lartisanat andin, dautres des cigarettes ou tout types daliments trouvès dans les quiosques.

A suivre...

samedi 20 mars 2010

hasta pronto Cremositos!




Pour la premiere fois de ma vie, j ai vu l autre ocean...le pacifique. A l autre bout de notre rue, Lima nous offre une ouverture sur un horizon bleue et sur la promenade le long de la cote, le voyageur peut revasser en observant les parapentes survoler les falaises de Lima, a cotè du vol des quelques condors, noirs et majestueux. Je me suis dit alors en marchant que javais de la chance de pouvoir vivre toutes ces experiences...mon passage a lima se prolonge un peu et les jours me paraissent moins passionnant en ville...je reve deja de la cordillere, de la jungle...cependant ces moments de creux, de doutes font aussi parti du voyage...L errance a aussi son lots d emotions diverses.

De plus hier...Gonzalo et Lea ont decidè de quiter la capitale pour aller chercher du travail a Mancora a 1200 kilometres de Lima, plus au nord. Nos trajets se separent donc pour un mois, peut etre plus. Cest un peu le coeur triste que je les ai regardè faire leurs sacs hier. Gonza et Lea ont pour projet au retour douvrir un centre culturel a la Plata en Argentine...au fur et a mesure du voyage, ils fouillent les bouquinistes pour en sortir des perles rares qui viendront nourir leurs bibliotheques associatives, mais ils nauront bientot pas assez de bras pour porter les dizaines de bouquins quils ont deja accumulè.

A chaque etape du voyage, faire son sac devient un veritable challenge...et pour Lea un vrai combat !! Les soucis des voyageurs sont assez differents de ceux du sedentaire.. Notre maison est notre sac, notre aliè et parfois notre ennemi. Ils suscitent souvent la curiositè des gens dans la rue qui nous regardent ahuris par nos chargements...l experience vaut le detour! Notre premiere soirèe a Lima, de retour a la ville après un mois et demie de montagne et de villages, nous a confrontè tout a coup a nos looks auquels on ne pretait plus vraiment atention...cest le retour des miroirs, la confrontation a limage de soi, au milieu dun monde dapparence. Nos chaussures sont usès, nos pantalons aussi...les cheveux et les barbes des garcons poussent, nos peaux se colorent...et on se rend compte tout a coup que notre maniere de vivre nest pas tout a fait conventionnelle!

Enfin, Gonzalo et Lea continuent leurs routes...et pas de separation sans DESPEDIDAS...asi que, hier nous avons fètè le depart des deux Cremositos, chez Andrèa une amie peruvienne de Charly. Nous avons eu droit a un cours intensif de danses latines : Salsa, Merengue... qui sest eternisè jusquau petit matin, 7h ou nous avons pris le petit dejeuner et avons rejoint nos lits...Les garcons roupillent encore!

mardi 16 mars 2010


Avenida Arequipa, dans le quartier de Miraflor,j attend le bus qui me menera au centre ville...
Le trafic est dense, le ciel est couvert sur Lima, les types sortent leurs tete des bus hurlant leur destination...les voies avec cette intonation si particuliere se melangent"Arequipa Arequipa Arequipa". Je saute dans le premier qui arrive et apres une demie heure de trajet descend rue de L emancipation pour rejoindre le quartier historique avec ces edifices coloniaux et sa fameuse place des armes.

Quique, est un peu le pere de tous les BACKPACKERS qui passe par la maison bleue ou nous vivons, Lima est sa ville et il la connait comme le fond de sa poche...Il ma indiquè un bon endroit pour trouver des livres d occasion...je pars a sa recherche. A la place des armes, dans le centre historique,je demande a quelques policiers de me montrer la direction et a quelques cuadras je me retrouve devant lentrèe de la Camara de libros populares, un labyrinthe de petites cabanes en tole ou des bouquinistes ont logès leurs trouvailles. Je my engouffre en esperant pouvoir trouver des livres sur le chamanisme et les drogues. Les vendeurs me demandent tour a tour ce que je recherche...leur reaction est plutot surprenante et seche, personne ne peut me donner un seul livre sur le sujet. Seul un vendeur sexclame : ah mon amie moi jai esssayè la San Pedro et l Ayahuasca...et jai vu des demons ! Dernierement je lisai dans la revue Etiqueta Negra des recits de voyage sous Ayahuasca...la majoritè des personnes racontent s etre affrontè avec leurs propres demons. Mais je me rend vite compte que cet homme la me raconte des salades...son histoire na ni queue ni tete, je le salue et continue alors mon chemin. Je suis intriguèe par labsence de livre sur les Inca...seules les boutiques a touristes semblent sinteresser au sujet...

Avant de quitter le marchè, un vieil homme me demande Amiga! que estas buscando ! Je lui repond un peu fatiguèe par cette recherche sans grand succès : Bueno...un libro sobre Ayahuasca senor. Il grimpe dans ses etageres de livres poussiereux et me tend aussitot un ouvrage...A partir de ce moment la je ne sais pas combien dheures ont bien pu secouler, je me suis assise au stand de cet homme et nai pas bougè de la de lapres midi. Ernesto a 53 ans, il est nè dans les quartiers pauvres de Lima...avec lui jai peut etre eu des debuts de reponse sur labsence de bouquin sur les inca..il sapproche de moi et en chuchotant me dit : Les indiens sont sales, et mal eduquès...tous des imbeciles !!! Je suis etonnèe dentendre quici a Lima..une grande discrimination existe envers les gens de la sierra (montagne)ou encore de la Selva (jungle)...alors que leurs civilisations font du Perou un des pays les plus visitès au monde...
En continuant mon chemin dans ce dedale de livres je marrete devant un stand, des livres de sociologie et de politiques recouvrent letalage...Un vieil homme peruvien parle du socialisme de son temps et du militantisme de sa jeunesse. Je lentend dire : aujourdhui tous ceux qui sont au pouvoir sont des imbeciles ! Je bavarde avec lui un moment...il vient de Cuzco, de la Sierra et me confirme quici les gens de son pays sont mal vus et considèrès comme des ignorants. Beaucoup de peruviens quitent la cordillere pour la capitale, un eldorado financier ou ils esperent un autre avenir pour leurs enfant... seulement lascension sociale est difficile. surtout dans un monde ou les reperes sont brouillès. Il me dit qua la capitale les gens cherchent encore leurs identitè...

Roberto parle Queshua, je lui raconte que dans ma region la langue de mes grands parents etait l occitan et que cest une langue en voie de disparition...Il semble etonnè et amusè par mon recit...et me dit : tu sais quici la majoritè des gens ont pour langue maternelle le queshua et pourtant 80 pourcents des publications sont en Espagnol !

Lechange est riche et il finit par me prendre la main et me dit : merci, je suis ravie davoir fait ta connaissance...

Loppression et la discrimination est bien presente...les langues regionales, comme ici le Queshua ou le Aymara portent en elles des siecles d histoire et de civilisation, pourtant dans un monde de plus en plus globalisè on constate que leur avenir est menacè...ici ou a lautre bout du monde.

Allons nous devenir tous les meme ! voulons nous dun monde ou le Mac Donald et le coca cola nourrissent nos enfants , dominès par largent, avec une langue unique !


lundi 15 mars 2010

LIMA , capitale du Perou...Herman Melville auteur de Moby Dick disait quelle etait la ville la plus triste du monde...
Jai ete assez troublèe par la premiere vision que nous a offert la ville...un tas dedifices detruits, sans toits ou terminès avec des morceaux de toles ou materiel de recuperation. La pauvretè est criante ici...des petits gamins sur des montagnes de dechets, une odeur dinsecuritè dans les rues...une plaie ouverte sur le continent. Mais les contraste sont forts a la capitale, centre financier du pays, dans le quartier de Miraflor, la jet set Peruvienne ou Americainet et Europeene vient jouir de leur pouvoir dachat dans des Bar lounge de luxe ou dans les casinos qui fleurissent a profusion iluminant la nuit les avenues de Lima...Ce spectacle mecoeure. La ville nest decidement pas faite pour moi. Nous rencontrons des peruvienne issues de ce quartier qui en payant les vigiles a lentrèe nous font passer devant une file entiere de peruviens qui atendent leur tour depuis des heures...Je ne me sens pas vraiment a ma place. La corruption est forte ici, largent ouvre toutes les portes ...et ceux qui nen nont pas, les laissès pour compte marchent dans une zone de non droit. Linjustice est le terrain de jeux de plus pauvres...Je me rappele alors des confidences dun jeune peruvien de Huacachina...qui me disait : quand jetais petit jentendais parler de corruption maintenant je saisi mieux le sens de ce mots qui dirige mon pays aujourdhui...ya til une justice pour les pauvres en Europe !

Difficile de parler de Lima et du Perou actuellement sans evoquer les derniers evenements de la cote pacifique...En Europe comme ailleurs,tout le monde a entendu parler du tremblement de terre de 9 point sur lechelle de richter qui a frappè le Chili il y a peu de temps...A lannonce de cette nouvelle nous avons tout de suite pensè a tous ces groupes de jeunes chiliens croisès sur la route avec qui nous avons echangè tant de bons moments...ou sont ils aujourdhui ! derriere ces chiffres annoncès au journal, nous voyons tout a coup des visages, des histoires...


Il y a trois jours un autre tremblement dune plus basse magnitude a eu lieu pendant le changement de gouvernement, Bachelet sen va laissant les rennes dun pays sinistrès a Sebastian Pinera...Tous les chefs des gouvernements du continent etaient presents ce jour la, la pachamama na pas epargne les politiques, Evo Morales se serait montre fortement troublè par levenement, la presse peruvienne sensationnelle le depeind comme le signal dune fin du monde proche. Au Perou comme sur toute la cote pacifique,une alerte rouge au Tsunami a ete lancè il y a quelques semaines a la suite du premier tremblement de terre. Il faut aussi rappeler qu en 2007, la cote sud du Perou et les villages que nous venons de traverser, tels que Pisco, Chincha, Ica, ont ètè tragiquement touchès detruisant des centaines et miliers dhabitations bien souvent depourvus de systeme anti sismiques. Un drame ayant traumatisè tout un peuple...et laissant des villes entieres dans la desolation la plus complete, souvent oubliès de letat. Largent attribuè a la recontruction de ces zones setant perdu entre les mains de dirigeants corrompus...De nombreux habitants nous ont racontè leurs histoires, isolès, vivant dun revenu par famille selevant a 500 soles ou bien 150 euros par mois avec cinq ou six enfants en charge en moyenne. On peut difficilement simaginer comment ces populations entieres ont bien pu sortir de cette crise, he bien 4 ans apres, les maisons nont toujours pas de toit, les murs restent ecroulès, les esprits de gens ayant perdu des proches, traumatisès, et pourtant la vie continue son cour. Les villes gardent en eux leurs fantomes...a jamais.
Une fois ce constat etablie...rien ne sert de saffoler. Depuis lEurope,il est peut etre difficile de relativiser, la vie continue ici, et les gens qui nous entourent a Lima nont pas lair plus inquiets. Simplement, nous nous rendons compte que notre planete est menacèe par de plus en plus de perturbations climatiques et que l humanitè est bien impuissante face a cela...En France, nous nous trouvons encore bien preservès de ces dangers qui touchent souvent des parties du monde deja en difficultè economique. On se dit que ces gens la nont pas les meme cartes en mains et quils leur faudra redoubler deffort pour maintenir un equilibre de vie chaque fois perturbè par les crises financieres,la corruption et les coleres de la mere nature...Laccumulation de ces differents facteurs rendent chaque pas vers lemergence, bien difficile...aguante sur america, fuerza y esperanza!
Un mois deja sest ecoulè depuis mon entrèe en Bolivie...et nous voila a Lima PEROU !
Après Uyuni mes pas mont guidè jusqua Oruro ou je nai pas pu assister au fameux carnaval car les hotels doublent de prix pour cet evenement, de la bas je suis partie a La Paz capitale constitutionnelle de Bolivie, Copacabana, le lac titicaca, et sorata au milieu des montagnes, de nombreuses decouvertes, rencontres...notament avec Gonzalo et Leandro, mes cremositos, biscuits boliviens bon marchè! hehe...Voila trois semaines que nous continuons ensemble notre periple en direction du nord du continent. Je jette parfois un coup doeil rapide sur la carte de lamerique latine pour observer le nouveau trajet improvisèe que prend ma vie...combien de kilometres parcourus deja a travers ce monde qui semble tout a coup se retrecir sous mes pas! Les journèes paraissent des semaines, et jai letrange sensation detre partie depuis des mois. Cest une nouvelle maniere de vivre que nous inventons, la notion de temps et despace se distorsionne a mesure des experiences vecues, nous vivons sans montre, sans calendrier, tien dailleurs quel jour sommes nous aujourdhui ! Gonzalo et Lea sont argentins,originaires de La Plata, licenciès en journalisme, ils ont decidé a la sortie de luniversitè de donner un autre sens a leur vie et de parcours lAmerique Latine. Je partage avec eux le moindre detail du quotidien, du premier clignement doeil matinal au dernier de la journèe...nous ne nous quitons plus, partageant repas,petit dej, amitiès, chateau de galet sur une plage, baignades, nouvelles rencontres, soirèe autour dun jeu de carte, introspection et bonnes parties de fou rire! Je tente tant bien que mal de leur donner quelques lecons de francais...et leur franc parlè argentin teinte mon espagnol dun accent et dun argot qui nechappe ici a personne, si bien que les gens se meprennent souvent sur ma nationalitè. Je ne prononce plus le Y mais le CHHH, ne dit plus : tengo calor mais me cago de calor che !, me voy a duchar mais Me voy a pegar una buena ducha...Lexageration argentine me convient plutot bien et permet de colorer mon langage de lintensitè de notre quotidien. Chabon, recopado, limado...un lindo quilombo de jerga!

dimanche 14 mars 2010


Cette chanson je dois l accorder est assez mauvaise ahah...

pourtant un soir, une jeune voyageuse argentine nous a fait une version accoustique...suivie par toute une tablèe de travellers argentins,sur la ISLA DEL SOL...et je crois quon etait plusieurs a verser des larmes! Alors fermez les yeux, imaginez vous suspendus a 4000 metres dattitude...le lac titicaca en fond, dans un petit village de maison de terre, avec tout un groupe damis le sourire jusquaux oreilles...et peut etre alors que jaurai reussi a vous transmettre ces petits moments de bonheur qui font de notre voyage une experience fantastique..

"il y a quelques temps sur la isla del sol, nos chemins se sont croisès par hasard..."



oh, mira tengo que decirte que me muero por vos
todo lo que quiero es estar a tu lado
y entregarte con un beso todo mi corazon
eres lo mas bello que me pudo pasar
viendo las estrellas a la orilla del mar
besandonos en la isla del sol x3

todo comenzo
algun tiempo atras en la isla del sol
se cruzaron nuestros caminos por casualidad x2
mi corazon guardo, recuerdos de los dos
como una herida abierta, como una ilusión




samedi 13 mars 2010

Bolivia !





BOLIVIA









Le lendemain, nous nous chargeons de nos sacs a dos,Nous voila dans le train en direction de Uyuni. Nous regardons une video sur le carnaval de Oruro...le plus grand carnaval du monde avec Rio de Janeiro, que je mapprete a voir en grandeur nature. . Le bruit du train si legendaire, et sa courbe apparaissant et disparaissant au grè du trajet, le vent dans les cheveux, les lamas sur des etendus desertiques et des femmes dans les champs nous offre un voyage spectaculaire a travers une nature changeante. La sensation de libertè nous emporte dans une douce euphorie. Alors que jecris mon carnet de voyage, reveuse, la fenetre ouverte, je me retrouve tout a coup a lapproche dun village, attaquee par des bombes a eaux de petits gamins qui eclatent de rire satisfait davoir pu atteindre leur cible !! me voila trempée, de la tete aux pieds... Santiago en bon compagnon de route samuse du spectacle !

La nuit tombe, colorant le ciel progressivement dune couleur rosee, lila, bleue...je m endors. Au reveil avec Santiago nous regardons lhorizon que nous devinons a peine dans lobscuritee lorsque tout a coup des silouhettes d hommes assis en tailleurs apparaissent...suivies de tombes a meme le sol et de croix s erigeant au milieu des montagnes...Avec Santiago, nous restons sans voies, stupèfès par ce decors fanstasmagorique. Je crois qu a ce moment la mon coeur s est arrètè de battre une fraction de segonde. Tout le trajet va nous offrir comme cela des paysages plus incroyables les uns comme les autres, des formations titanesques de roches fisurèes nous transportent dans un tout autre univers...Sur quelle planete avons nous atteri Santiago!!


Nous arrivons a Uyuni...il fait nuit mais les employès des hotels et les agences de touristes nous tombent dessus. Apres avoir discutè une bonne heure avec des jeunes organisant des tours pour les salines ou nous irons le lendemain, on sarrete dans un hotel ou nous nous ecroulons de fatigue...jusqua 5heures du matin REVEIL ! Uuuf Le reveil est difficile...et nous nous confrontons très vite au grand probleme de la Bolivie : l eau ! Il n y a pas d eau...donc pas de douche...et les odeurs des toilettes remontent, rendant notre presence dans la chambre insupportable. Uyuni semble etre une ville fantome, lambiance est pesante, les edifices sont delabrès. Nous sommes etonnès de voir qua quelques kilometres des plus grandes salines du monde, le tourisme na pas vraiment su se developper...laissant toute une population dans une zone vraiment dèsolèe...

Depuis la frontiere, nous nous confrontons a une population plus reservèe...Nous sommes etonnèe par les nouveaux codes de communication que nous ne comprenons pas toujours. Parfois notre entrèe dans les magazins suscitent une grande indifference...jusqua lignorance la plus totale lorsque nous payons...Les regards ne se croisent pas, nos questions restent sans reponse. Nous sommes parfois agacès car notre amabilitè et nos bonnes intentions ne suffisent pas pour rentrer en relation avec la population qui reste en retrait. Cest le Choc des cultures...Cette expression qui ne faisait pas vraiment sens pour moi jusque la. Santiago qui est pourtant Argentin se retrouve tout a coup sans repere. On avance a taton pour ne heurter personne...

Nous arrivons aux Salines de Uyuni...un desert de sel qui setend sur des centaines de kilometre recouvrant peut etre un tiers du pays dun etendu blanc immaculè. La GIP traverse ce desert epoustouflant nous offrant une ouverture incroyable sur un horizon plat ou la vue ne se heurte a aucun obstacle. Nous visitons les salines, innondèes, leau nous arrive jusquaux chevilles...le sel craque sous nos pas, et nos jambes se recouvrent bientot dune fine couche salèe. Nous mangeons la...un repas nous est offert sur le coffre ouvert de notre GIP face a un hotel entierement construit de sel. Nous passons trois bonnes heures a faire des photos de cette curiositè visuelle...La vie semble etre suspendu ici, coupè de toute agressions, le silence, limmensitè...nous amene dans une grande meditation ou chaque grain de sable sous nos pieds est une nouvelle sensation. Nous partageons un matè contemplant l horizon...

jeudi 4 mars 2010

C est a Yavi que Lucas et Mariano et moi nous separons le coeur un peu peiné d abandonner en si bon chemin ces deux superbes compagnons de routes....mais ravie de me joindre a Santiago, argentin aussi qui souhaite prolonger son voyage jusquaux deserts de sel de Uyuni, en Bolivie. Nous avons rencontré Santiago, a Tilcara,Iruya...comme de nombreux voyageurs nous effectuons la meme route.Nous decidons donc ensemble de nous rendre a Villazon pour acheter nos billets de train... nous passons la frontiere sans aucun controle, passant a coté dune file dattente interminable destinés à ceux qui souhaitent rejoindre la bolivie pour quelques temps..Nous ne faisons que passer. Santiago me regarde inquiet et emus par le passage de la frontiere et me dis :" cest la premiere fois que je sors de mon pays". Nous nous regardons et eclatons de rire, heureux de partager cette experience que nous savons a jamais gravé dans nos memoires.De ce coté de la barriere, l ambiance devient tout a coup plus caotique, de pars et dautres des boutiques de fringues detaxées, des taxis foncant de tous les cotés,des femmes chargés de sac colorés, des vendeuses de kilo de feuilles de coca, des murs entiers couvert du nom de Evo Morales, president bolivien, grande figure indigene du pays, nous comprenons bientot que , malgré les quelques metres qui nous separents de l Argentine nous nous trouvons sans aucun doute en BOLIVIE !!!!

lundi 25 janvier 2010

Hay un niño en la calle...

Dans le meme registre, Chanson de Mercedes Sosa grande figure tucumane de la musique folklorique argentine a laissé avant de mourir un disque dans lequel elle chante entre autre avec Calle 13, un groupe portoricain de musique urbaine melangeant sonorités latines, hip hop... Ils nous parlent des enfants de la rue...



Tomate un matesito y el hambre se va...

Une petite video du groupe Arbolito, la chanson s appelle : Huayano de los desocupados et le refrain dit : " prends un petit maté et la faim s'en ira".

Un petit hommage bien insignifiant pour toute cette misère que je vois tous les jours autour de moi, sur les visages des tout petits comme des grands.Puissent ces images permettre au moins de donner une voie a ceux a qui on a quitté tout moyen dexpression.


San Ignacio - Posadas - Buenos Aires

Retour à la Capitale, aprés un petit periple dans la region de misiones. Je suis arrivée les pieds rougies par la terre appelée "colorado" de la region.

Aprés Puerto Iguazu, jai finalement pris la decision de partir pour les Ruines Jesuites de San Ignacio sur les traces du peuple Guaranie. Mais sur la RN12 a la sortie de Monte Carlos, notre "colectivo" ( bus ) a été immobilisé pendant une heure par des Piqueteros qui ont coupé la route. Les piqueteros sont des manifestants qui coupent les routes argentines, souvent lentree de la capitale pour manifester leurs mecontentement. Ce jour là cetait des cultivateurs de la yerba de maté car il nont pas été payé ce mois ci. La region de Misiones est pauvre en comparaison a celle de buenos Aires, les salaires sont plus bas, et il nest pas rare de croiser des enfants guaranis mendiant ou proposant de la Yerba en contrepartie dun peu dargent. La Yerba est la principale ressource economique de la region...aussi la boisson est encore plus repandue et se sert egalement fraiche, avec des glacons et de la mente ou du citron, en cette saison de forte chaleur. On lappelle alors le Téréré!

Mais revenons a nos jesuites!En 1696, les jesuites se sont etablis definitivement sur ce site qui couvrait alors 1687 km et hébergeait 4000 Indiens guaranis, jusqu’à ce que les Jésuites soient expulsés sur ordre de la Couronne et que la mission soit détruite. Les constructions de pierres rouges, notamment lentree de l eglise bien conservée, témoignent d’une époque où la religion servait les intérêts de la colonisation tout en accordant une certaine liberté aux autochtones regroupés dans ces réductions. San Ignacio est un village qui se situe a 60 kilometres de Posadas la capitale de la province de Misiones. Il est entourée de vegetation et de chemin de terre rouge caractéristique de la region...Au retour de ma visite de Posadas, ou je suis allée longer la costanera ( la cote longeant le fleuve Parana), jai rencontré Italo, un jeune argentin, travailleur social, originaire de Rosario, avec qui je suis partie a la decouverte de la maison de l auteur Quiroga, a pied, avec le maté sous le bras , a proximité de San Ignacio! Quiroga est un ecrivain, poete, dramaturge Uruguayen souvent comparé a Edgar Allan Poe en Amerique Latine. L ecrivain s est installé dans ce Chacra, dans un bungallow construit au milieu de la jungle ou il aurait soit disant domestiqué un anaconda et un ours au milieu dun vegetation dense dans laquelle nous sommes allés nous engouffrer, un vrai labyrinthe de bambou et de vegetation, nous plongeant dans lobscurité et la chaleur humide de la jungle...dans laquelle nous avons croisé une iguane cherchant elle aussi son chemin! Aux alentours nous sommes passés devant des maisons de fortunes, en bois, souvent colorées mais d une grande pauvreté..dans lesquelles nous nous arretions de temps a autre pour se procurer de l eau chaud pour le maté ou de la yerba dans des petits kiosques cachés dans des maisons individuelles. Un homme dun certain age nous a vendu de la yerba dans lobscurité de son petit kiosque, dans une chaleur suffocante...Cest ainsi quen s eloignant des chemins battus, on decouvre des realités bien differentes de la notre.


Voila, aprés ce petit periple, je prend une petite semaine de pause et de reflexion sur mon prochain voyage a sac a dos avec cette fois ci deux compagnons de route : Mariano et Lucas, tous les deux originaires de Buenos Aires.

Me voilà installée dans ce qui sera jusqu a fin Fevrier mon nouveau chez moi, dans la chambre de Guido, avec mes deux colocs porteños Tito et Martin. La maison est immense et dans la lignée de mes appartements de Barcelone, un peu grungy, rassures toi maman, la douche nest pas sur le palier et toutes les chambres ont quatres murs ! héhé.. Guido m a laissé de quoi faire mon education politique de revolutionnaire santuchiste !! il ma laissé sa presse de militant, sa casquette cubaine, son encyclopedie des revolutions d Amerique Latine, ses bouquins sur le Che Guevara, Marx, Galeano,Cortazar...Allez je men vais lire un peu avant de rejoindre Mariano pour assister a un petit concert de percusionniste argentin a quelques "cuadras d'ici"! Chausitos a tous et a bientot avec certainement des photos !

jeudi 21 janvier 2010

Cap au Nord Est > Iguazu, San Ignacio, Posadas

Un petit coucou de Puerto iguazu, a 1500 km environ de la capitale argentine. 18 heures de bus a travers des paysages incroyablement changeants, nous sommes passee a des grands etendus verts et ses troupeaux de bovins et de chevaux a des terres sauvages rougeatres couverte d une foret dense et humide. Puerto Iguazu se trouve a la frontiere du brezil et du paraguay, de lautre cote du rio parana, a quelques kilometres des incroyables chutes d Iguazu, peut etres les cascades les plus grandes du monde et sans doute un des endroits les plus epoustouflant de la planete. Je suis restee sans voie et tres emue par cet incroyable spectacle que nous offre encore la pachamama malgre toute la souffrance que lhomme lui fait subir.Hier excursion a travers une foret dense pour parvenir jusquaux differents points de vues offrant un panorama incroyable sur la Garganta del diablo et dautres chutes...Je suis revenue trampee, car certains endroits sont tres proches des chutes qui sont de veritables douches froides! Rencontre aussi avec des sortes de marsupiaux sauvages dans la reserve et de tous petits reptiles brr..au milieu des chants des oiseaux et de la danse legere d une multitudes de papillons colores.


La chaleur est forte et humide, la Dengue commence a se rependre dans la region d'ou une vigilance particuliere en utilisant le produit antimoustique national > OFF, mon compagnon de route.

Je me trouve a l hotel timbo, petite auberge de voyageurs dans le village a quelques kilometres du brezil, offrant un petit coin de repos avec hamac, piscine, tout de bois. Hier repas du soir dans un chiringuito, au menus Asados, repas de viandes grillees savoureuses partagees avec un groupe de jeunes argentins, au son du folklore de la region de misiones puis petit passage au Bresil pour danser samba et cumbia avec la jeunesse bresilienne.Hier encore j'ignorais quil existait des jupes aussi courtes,et des talons aussi hauts, jetais peut etre la seule en tong et en pantalons!! Sur la route, Reggaeton inevitable !

Ici,je suis entouree de voyageurs comme moi du monde entier > allemands, israeliens, bresiliens,canadiens..Demain depart pour la reserve d estero de ibera, pour rencontrer les singes hurleurs, zone tres sauvage a quelques kilometres dici puis cap sur Posadas et les ruines jesuites de misiones. Retour ensuite pour Buenos Aires et pour le carnaval de Jujuy et de la Quebrada de Humahuaca apres une halte a la capitale dans mon nouveau chez moi > La casa de Huerfin, en compagnie de Martin, Tito et Garufa le chat de Guido.

lundi 11 janvier 2010

Mes premiers pas en Argentine!


Ca y est j'ai posé un premier pied et un deuxième sur le territoire Argentin !


Départ de Carmaux jeudi 7 janvier a 8h du matin, traversé de Toulouse a Paris en train sous la neige, le thermomètre affiche - 13 degrés. Petit passage par maison Alfort, et au petit matin depart de l'Aeroport Charles de Gaule qui supprimera ses vols le jour suivant pour cause d'intemperis!


Vendredi 20h, heure locale arrivée à l'aéroport Ezeiza sans probleme, si ce n'est les membres endoloris par tant d´heures de vols ( 15h) Petit coup de stress au passage de la douane et seulement un grand sourire de la part du douanier qui compare ma photo à ma nouvelle coupe de cheveux!!!


Ricardo et Ceci étaient là pour porter mes kilo de bagages, changement de mes derniers euros en pesos et nous voila partis en direction de San Isidro dans la périphérie de la Capitale en bordure du Rio de la plata. Jái rencontré Ricardo à Barcelone, avant qu'il ne decide de partir s'installer en Argentine pour se marier. Ricardo est mexicain et travaille dans une entreprise de publicité et Ceci elle est psychologue lacanienne comme de nombreux argentins.

Samedi 9 Janvier


Samedi reveil trés tot pour cause du jet lag, petit decalage de 4h avec l'autre hémisphére et 33 degrés de temperature exterieure, petit dej traditionnel avec "facturas au dulce de leche ".Hé oui ici on mange les factures héhé etonnant non? en fait c'est une maniére de nommer les viennoiseries, et le dulce de leche est peut etre la grande fierté des argentins. J'ai evité de peu le petit dej mexicain de Ricardo a base des restes de la veille pimenté et fris..Aie aie !


Promenade dans San Isidro avec ses ruelles à pavé, ses voitures ameriquaines, chevrolets, coccinelles, déglingées, cargaisons perieuses et ses nombreux petits commerces, etalages de fruits et legumes. Des hommes assis sur des chaises observent le mouvement tranquille du quartier. Des couleurs vives sur les facades, des palmiers et une circulation completement anarchiques. Ils conduisent comme des "FANGIOS". Pas etonnant que l'on tienne cette expression du grand courreur automobile argentin !


Dans l'aprés midi nous sommes allés sous la chaleur accablante voir le Rio de la plata, un fleuve qui s'etend à perte de vue se confondant à se méprendre avec la mer! Petite pause sur une terrasse pour siroter un licuado de platano, succulente boisson à base de lait et de banane.


Et nous voilà partis direction BUENOS AIRES Capitale. L'entrée par la Villa (favelas) m'a donné un premier apercu d une misère criante. Collées à l'autoroute, derrière un grillage,sur des centaines de metres s'etendent des maisons de fortunes construites à base de cartons, materiel de recupération, on apercoit a certains endroits des constructions anarchiques en dur,ou les etages semblent avoir été empillés au grés des necessités...les gens vivent dans la pauvreté et la desolation la plus totale. Et au milieu de cette zone deprimée, des enfants en culotte se baladent. C'est au bout de cet autre monde que l'avenue du 9 de Julio,la plus large du monde commence. Alors là pas interèt de s'endormir au volant !


Nous parvenons finalement sans trop de difficulté a arriver à destination.La maison de Mariano se trouve dans le quartier de Caballito au centre de la capitale et a quelques "cuadras" (unité de distance qui représente un croisement de rue) de mon futur appartement. Cest une petite maison individuelle d'un niveau seulement, tout de jaune vétue, collée à un vieil immeuble de 11 étages et a quelques métres seulement du parc Chacabuco!! Ma première rencontre avec Mariano aprés 7 ans de longues correspondances s'est faite autour de l'incontournable Maté, boisson amère traditionnelle des Gauchos, qui fait maintenant parti de mon quotidien! Mariano se balade toujours avec la "bombilla" de maté et le termo sous le bras.

Le samedi les amis de Mariano et Diego son coloc, sont venus envahir la maison de rire, de bonne humeur et du typique lunfardo ( parlé argentin ). Je me suis sentie tout de suite intégrée au groupe, nous avons discuté, chanté, ris, jusqu'au levé du soleil...mais les heures de vols pesaient lourdement sur mes paupières.


Dimanche 10 Janvier


Trajet en colectivo ( le bus de ligne) jusqu a San Telmo.Les colectivos sont des bus de lignes assez etonnant dont la ville regorge, il y en a des bleus, des rouges, et donnent une ambiance particuliere à la ville. Visite de San Telmo, quartier ancien, boheme et trés touristique de la capitale, avec ses danseurs de tango, sa batukada brézilienne, ses guitaristes et buveurs de Maté à chaque coin de rue ! Notre promenade entrecoupée de pauses Maté nous a amené jusqu'au quartier de Palermo, avec ses building immenses de l'autre còté du Rio de la Plata qui était presque à sec. Depuis l'autre rive, les immenses tours s'erigent à l Americaine, donnant un tout autre visage à la ville. Buenos Aires est faite de grands contrastes, maisons basses et immeubles vetustes cotoient bulding de grand standing et edifices en perpetuels constructions et deconstruction. Sur la promenade le long du fleuve, l'odeur des parillas ( barbecue) se mélange parfaitement à la gaité de la musique latine qui innonde le quartier...

Notre virée se termine dans le Métro : Le Subte qui ferme à 22h ici ! Nous le prenons placa de Mayo, là ou se trouve la Casa Rosada, maison du gouvernement et de la présidente Kirshner. Sur la placa de Mayo les foulards des mères des disparus , peints sur le sol, marquent à jamais leurs luttent perpetuelle contre les responsables des atrocités perpettrés par la dictature. Les rassemblements étant interdits dans la ville, les mères ont decidé de se retrouver chaque semaine sur la place en effectuant des tours constants devant le gouvernement pour symboliser leurs combats pour leurs 30 000 disparus.

Je pars maintenant à la découverte de Villa Ballester chez Cuqui et José Luis les parents de Fede! Immersion totale dans une famille argentine, dans la périphérie de la grande Buenos Aires. J'emporte avec moi, le repulsif moustique qui est depuis mon arrivé devenu mon premier compagnon de route !






mercredi 23 décembre 2009

c'est parti...!



C'est parti! ca y est je m'envole pour les Amériques comme dirait ma chère mamie :)
Au pays de Mafalda, puisse t-elle me donner sa vivacité d'esprit, sa lucidité et naïveté dans sa manière de découvrir et questionner le monde!
10 000 Kilomètres me séparent bientôt de vous famille, amis, que je laisse sous les neiges. Me voilà parti pour les chaleurs australes de l'Argentine,33°dégrés aux dernières nouvelles...sortir mes petits hauts et mes maillots m'a semblé un temps soit peu osé ces derniers jours, mais l'Argentine se trouve diamétralement opposée à la france, alors choc culturel oui!
mais choc climatique sur !

Me voilà bientôt plongée dans l'immensité de la grande babylone, fourmillière bouillonnante, j'ai nommé :
Santa Maria de Buen Ayre!!!

Ceux qui m'attendent là-bas à la veille de mon départ m'ont demandé : "ansiosa?" on penserait à se méprendre que cela veut dire anxieuse et bien non, c'est une manière de dire :" il te tarde?"...et bien je dirai qu'un peu des deux, des miliers d'émotions se mélangent...Un véritable QUILOMBO ( un beau bordel pour parler franchement en Lunfardo, l'argot argentin) La hâte de rejoindre l'autre bout de l'océan et l'inquiêtude aussi de laisser certains amis un peu fragiles en ce moment, celui à qui je pense se reconnaitra. Je voudrai lui dire que quelque soit ma destination où le coin de ce monde dans lequel je me trouve, je l'emporte un peu avec moi. Prends soin de toi mon copilote! Ces dernières années le monde m'a prouvé qu'il était tout petit, si petit qu'on finit toujours pas s'y recroiser tôt ou tard...et pour les gens qui comptent il est encore plus rikiki! Prenez votre agenda, ouvrez le à la page de la carte du monde, vous voyez ? pour certains c'est seulement à un auriculaire de distance pour d'autres (ceux qui ont un emploi du temps de ministre) c'est un avant bras tout au plus!
Et comme il y a un peu d'espace entre nous il y a un peu de temps aussi...alors je vais bientôt remonter ma montre à 4H plus tôt (j'en ai pas, zut... Roh comment elle se la pête, "genre" je suis en vacance) non mon réveil qui a un sourire et des oreilles!

Mamouchka et Papouchka je vous dédie ce site...ce sera un cordon qui nous reliera le temps de cette aventure que je n'aurai jamais pu faire sans vous, je n'ai qu'une certitude : vous allez me manquer!

Alors Hasta siempre !

vous avez dit hasard?

Depuis quelques temps je ne crois plus au hasard. Une force indicible a frayé mon chemin jusqu'à l'Argentine. Le réseau s'est tissé au fil du temps pour m'amener jusqu'à ses terres. Des personnes, ou des maitres sur le chemin ont été autant de mains tendues me permettant de réaliser ce rêve et de me montrer la direction ou de me l'a rappeler quand le quotidien l'efface...

Plusieurs personnes de l'autre côté de l'océan ont donc compté et ont su faciliter mon départ, le rendant plus enthousiasmant et nécessaire que jamais..comme un élément qui se rajoute au puzzle, dans la logique des choses.

Tout commence par Mariano. Mariano est apparu dans ma vie sans prévenir, un soir trés tard de 2001 sur l'écran de mon ordinateur alors que je pensai parler avec Sara à Barcelone, j'étais tout droit connecté avec Buenos Aires ARGENTINE. J'ai pensé d'abord à une blague...et puis petit à petit j'ai découvert Mariano . Il a été le premier argentin que j'ai connu et qui a attisé ma curiosité pour son pays, depuis ce jour nous n'avons pas céssé d'être en contact et de nous raconter nos vies respectives dans chacun de nos deux émisphères et depuis ce jour je n'ai pas quitté l'idée de partir en Argentine. Mariano en ces temps là, recevaient la moitié des messages des amis de Sara. Pour un simple O au lieu d'un 0 dans leurs adresses e-mail, une rencontre tient à si peu de choses .Un peu plus tard il connaitra sa soeur Marta qui partira vivre à Buenos Aires et se lieront même d'amitité.

Mais toutes ces années Mariano a été trés occupé par ses études d'info
graphiste et son travail, il a bossé d'arrache pied pour finalement terminer il y a quelques jours, c'est une nouvelle vie qui commence pour lui. Pour mon arrivée Mariano a pris trois semaines de vacances, il nous reserve un billet de bus et nous partons ensemble pour des heures de voyage en direction du nord du pays : Jujuy et la Quebrada de Humahuaca...Bolivie. Un grand periple que j'ai hâte de partager avec cet ami un peu familier, un peu virtuel, mais un bel ami quand même :)
Autant dire que nous avons grande hate de nous rencontrer.


Mais avant nos pérégrinations vers le sud, petit repos à Villaballester chez Kuky, José Luis et Benito. La petite famille frangi, parents de Fede expatrié depuis quelques années à Barcelone. J'ai rencontré Fede de l'autre côté des pyrénées,pendant mon année à Barcelone, notre chamuyo national m'a confié sa cousine Coti à son arrivée, je lui ai offert refuge dans le quartier de Gracias. C'est avec eux que je découvre l'accent Argentin si particulier, les premiers mots de Lunfardo et les premières gorgées amères du Maté, fameuse "yerba", j'y reviendrai.Aujourd'hui c'est la famille Frangi qui m'accueille à la périphérie de la capitale, dans le cocon familial ou a grandi Fede.

Mariano m'a trouvé un logement, à quelques "cuadras" de chez lui, dans le quartier "Caballito",une maison individuelle partagée par quatres amis d'enfance, un peu fou: Guido, Tito, Popy et Duce! et oui les drôles de coïncidences continuent, et je ne peux plus croire au hasard...

Guido, Tito(Nicolas), Duce(Martin), Popy(Hernan)

Tous les quatres porteños, ils partagent le gout du voyage, travaillent pour payer leurs études et ont un lien d'amitié trés forts depuis l'enfance qui les ont amené a sillonner de beaux pays notamment le Perou sur cette photo. Ceux sont de drôles de phénomènes que j'apprends à connaitre derrière le petit écran. Bientôt deux mois que je communique avec Guido sans me lasser de cet échange multiculturel passionnant. Beaucoup de liens sur ce site me viennent de cet échange. Et pourtant Guido et Popy (l'autre) ont décidé de prendre la route. Tout deux s'envolent le 27 décembre pour travailler dans un bar dans le sud du Brésil sur une plage paradisiaque à proximité de Sao Paulo mais à deux jours de Micro (Bus) de Buenos Aires capitale.
Nous nous sommes promis de nous rencontrer à son retour. En attendant, je vivrai un peu sa vie, entre ses murs, j'occuperai sa chambre, mangerai avec ses amis, discuterais avec sa maman : Alicia...jusqu'à son retour.



Cours Guido cours, te aguantaré un cachito mas y que los que esperan no cuenten las horas, hasta pronto l'ami, bonne route!

mardi 15 décembre 2009

Que los que esperan no cuenten las horas...

NOCHES DE BODA


Que el maquillaje no apague tu risa,
que el equipaje no lastre tus alas,
que el calendario no venga con prisas,
que el diccionario detenga las balas.

Que las persianas corrijan la aurora,
que gane el quiero la guerra del puedo,
que los que esperan no cuenten las horas,
que los que matan se mueran de miedo.

Que el fin del mundo te pille bailando,
que el escenario me tiña las canas,
que nunca sepas ni cómo, ni cuándo,
ni ciento volando, ni ayer ni mañana.

Que el corazón no se pase de moda,
que los otoños te doren la piel,
que cada noche sea noche de bodas,
que no se ponga la luna de miel.

Joaquin Sabina

Errer...

"La quête du lieu acceptable c'est la colonne vertébrale de l'errance.." écrivait Raymond DEPARDON.

Se dégager du passé trop présent et recevoir le présent comme un cadeau puisqu'on le nomme ainsi. L'errance est une espèce de quête du lieu acceptable, une quête aussi de ces zones intermédiaires, avec toujours cette même question sans réponse, que TOSQUELLES posait sans plus de détour : qu'est ce que tu fou là?

L'aventure de l'errance c'est aussi apprendre à vivre dans le présent, j'ai un problème avec le présent. Je me réfugie souvent dans le passé ou je me projette vite vers un futur lointain, avec toute sa part de virtuel, de fantasme, de création que cela implique... et les désillusions que cela génère.

Alors vivre dans l'ici et maintenant au lieu d'être dispersée, partout et ailleurs...C'est un travail de chaque jour. Quand on est dans les nuages, il faut construire l'échafaudage qui nous conduira jusqu'à la terre sans perdre pied et en gardant une place pour nos rêves nombreux. Comme j'avais écrit un jour : "pour garder la tête dans les nuages voir un peu dans la lune, en ayant les pieds sur terre il faut avoir des jambes drôlement longues"

"Mais il faut faire ma valise.
Il faut absolument que je fasse ma valise, ma valise. Je ne puis emporter les chemises dans l'hypothèse et la valise dans la raison"
4 octobre 1930 Fernando Pessoa

J'ai bien conscience que cette errance aujourd'hui est un luxe. Dans un monde qui s'accélère tous les jours, un rythme fou qui nous entraine dans cette machine infernale, on ne génère ni pensée ni passé. Quels souvenirs garder de cette course effrénée? les images n'ont pas le temps de s'imprimer sur la rétine ou de ce graver sur la pellicule. Alors oui, nous vivons dans un monde dans lequel, prendre son temps devient un luxe.

Si pour certains le départ est la fuite, quelque soit la destination,on se retrouve toujours au bout du chemin. Les soirs de solitude ont sans doute une autre saveur de l'autre côté de l'océan...allons voir. Quand on entreprend un tel voyage, on a toujours peur du renoncement, de soi, de ne pas être capable d'accepter la distance, de l'échec..

Créer du lien entre chaque morceau épart de sa vie, prendre du recul pour mieux apprécier le tableau et l'envisager dans sa globalité pour mieux l'habiter. Créer du lien pour se réunir, pour se rassembler, pour donner du sens à tous ces hasards qui n'en sont rien.

L'errance est autre chose qu'une fuite, c'est une quête, un pari qu'on se lance à soi même.


Hoy estoy desafinada, verano que no llega...

Como un espejismo, en el camino,cada vez que me acerco te alejas...Y cuando llego a ti desapareces.
Tal vez al caminar me canso si no te alcanzo...

Comme un mirage sur le chemin,chaque foi que je m'approche tu t'éloignes...Et quand j'arrive tu disparais.
Peut être en marchant jusqu'à toi,je me fatiguerai de ne pouvoir te rattraper.

jeudi 3 décembre 2009

« Je sais maintenant, en acceptant ce fait avec une sorte de fatalisme, que mon destin est de voyager. Pourtant, il y a des moments où je pense avec un profond désir aux régions merveilleuses de notre Sud. Peut être qu’un jour, fatigué de courir le monde, je reviendrai m’installer sur cette terre [...], peut-être pas pour toujours, mais comme en un lieu de transit vers une autre vision du monde.»

Ernesto Guevara, Diario a motocicleta

lundi 16 novembre 2009

Toulouse



"Ce froid si spécial des matins de voyage, l'angoisse du départ, cette chair de poule qui part du coeur pour atteindre la peau, qui pleure virtuellement malgré la joie" Fernando Pessoa